jeudi 31 janvier 2013
Bollywood à Udaipur
Bollywood à Udaipur
Juste devant notre hôtel , pieds dans l'eau se prépare un gros tournage dont l'acteur principal est Ranveer Singh.
Star Bolywoodienne qui rend hystérique la population locale entassée dans l'espoir de l'apercevoir.
Installation de néons sur le pont, petite lumière devant le troquet du bord de l'eau qui servira de décor, groupe électrogène ultra sonores au pied de notre chambre.
Des fils électriques dans tous les sens, ce pays est un miracle permanent. Une installation de ce genre en France et on fait évacuer la population dans les 500 mètres autour...
Nous nous postons à la terrasse de notre hôtel dans l'espoir d'apercevoir "la star" mais à part une foule en liesse nous ne verrons pas grand chose.
Ça paraît un tournage à l'arrache et pourtant il s'agit d'une super production dirigée par le réal de Devdas...
C'était l'occasion de goûter la cuisine végétarienne de notre guesthouse qui comme partout est délicieuse puisqu'elle est faite à la demande.
C'est vrai que c'est toujours long pour nous qui avons pris l'habitude d'être servis en 5 mn dans les restaurants en France. Forcément congélateur + micro ondes c'est plus rapide...
Juste devant notre hôtel , pieds dans l'eau se prépare un gros tournage dont l'acteur principal est Ranveer Singh.
Star Bolywoodienne qui rend hystérique la population locale entassée dans l'espoir de l'apercevoir.
Installation de néons sur le pont, petite lumière devant le troquet du bord de l'eau qui servira de décor, groupe électrogène ultra sonores au pied de notre chambre.
Des fils électriques dans tous les sens, ce pays est un miracle permanent. Une installation de ce genre en France et on fait évacuer la population dans les 500 mètres autour...
Nous nous postons à la terrasse de notre hôtel dans l'espoir d'apercevoir "la star" mais à part une foule en liesse nous ne verrons pas grand chose.
Ça paraît un tournage à l'arrache et pourtant il s'agit d'une super production dirigée par le réal de Devdas...
C'était l'occasion de goûter la cuisine végétarienne de notre guesthouse qui comme partout est délicieuse puisqu'elle est faite à la demande.
C'est vrai que c'est toujours long pour nous qui avons pris l'habitude d'être servis en 5 mn dans les restaurants en France. Forcément congélateur + micro ondes c'est plus rapide...
Vive les femmes!
Nous décidons de faire une escale à Bundi. La photo d'une réserve d'eau de 46 m de profondeur et de la forteresse m'ont convaincu de faire le détour.
Petit village perché au dessus d'un gros bourg pollué, sans boutiques pour touristes, sans rabatteurs à tous les coins de rue, c'est reposant.
Et surtout, premier hôtel où nous sommes accueillis par une femme, ça n'est pas le grand luxe, mais rien que pour ça je décide de rester.
Marre de tous ces machos grincheux et lunatiques!
Elle vient de Jaipur et son mari choisi par sa famille habitait Bundi, donc elle est là et plutôt contente finalement. Il a l'air plutôt sympa en plus.
Elle me raconte qu'à son arrivée elle ne parlait pas du tout l'anglais et qu'elle pleurait tout le temps d'être si timide. Et puis à force de voir des voyageuses seules, elle s'est dit qu'elle n'avait aucune raison d'être aussi godiche et qu'elle pouvait se débrouiller aussi très bien.
YES. Je deviens ultra féministe dans ce pays où les choses sont loin de s'améliorer pour les femmes bien au contraire.
Pour l'eau chaude, il faut attendre que les braises prennent pour chauffer la cuve par contre une fois n'est pas coutume, le wifi marche plein pot, c'est l'Inde ...
Les peintures du Zénana du palais de Bundi sont une merveille absolue un peu gâchée par l'odeur pestilentielle laissée par les hordes de singes.
À tel point qu'on nous a distribué un bâton pour la visite, rassurant!
Je quitte cette ville avec regret, j'y resterai plus longtemps la prochaine fois...si le tourisme n'a pas tout gâché.
Petit village perché au dessus d'un gros bourg pollué, sans boutiques pour touristes, sans rabatteurs à tous les coins de rue, c'est reposant.
Et surtout, premier hôtel où nous sommes accueillis par une femme, ça n'est pas le grand luxe, mais rien que pour ça je décide de rester.
Marre de tous ces machos grincheux et lunatiques!
Elle vient de Jaipur et son mari choisi par sa famille habitait Bundi, donc elle est là et plutôt contente finalement. Il a l'air plutôt sympa en plus.
Elle me raconte qu'à son arrivée elle ne parlait pas du tout l'anglais et qu'elle pleurait tout le temps d'être si timide. Et puis à force de voir des voyageuses seules, elle s'est dit qu'elle n'avait aucune raison d'être aussi godiche et qu'elle pouvait se débrouiller aussi très bien.
YES. Je deviens ultra féministe dans ce pays où les choses sont loin de s'améliorer pour les femmes bien au contraire.
Pour l'eau chaude, il faut attendre que les braises prennent pour chauffer la cuve par contre une fois n'est pas coutume, le wifi marche plein pot, c'est l'Inde ...
Les peintures du Zénana du palais de Bundi sont une merveille absolue un peu gâchée par l'odeur pestilentielle laissée par les hordes de singes.
À tel point qu'on nous a distribué un bâton pour la visite, rassurant!
Je quitte cette ville avec regret, j'y resterai plus longtemps la prochaine fois...si le tourisme n'a pas tout gâché.
lundi 28 janvier 2013
En route vers les temples jaïns de Ranakpur
Après une matinée chez les antiquaires de Jodhpur, enfin chez un en particulier un peu plus intéressant que les autres à la recherche de portraits de Maharajas, nous avons pris la route pour Ranakpur.
Après avouons le, une étape gastronomique dans l'hôtel du maharadjah de Rohet.
Je me prépare au jaïnisme, ni viande ni alcool depuis des jours...et je m'y fait très bien finalement.
Bon Ranakpur: le temple aux 1400 piliers de marbre est une merveille de délicatesse et de perfection mais le patelin n'est vraiment pas accueillant.
Nous partons en courant du premier hôtel pourtant pas mal où ils ne daignent même pas nous dire bonjour.
Je ne me retiens pas de le leur dire, impossible de revenir donc, si on ne trouve pas mieux...
Le second est juste immonde. Ça promet, et enfin le 3ème très bien, ouf. Notre chauffeur a l'air aussi très content ce qui est signe pour nous qu'il va se prendre une bonne commission sur notre dos. Une fois n'est pas coutume, il fera peut être un peu moins la tête demain.
Bon, il y a 13 ans c'était sordide, aujourd'hui un peu moins, heureusement.
Vivement Udaipur!
Après avouons le, une étape gastronomique dans l'hôtel du maharadjah de Rohet.
Je me prépare au jaïnisme, ni viande ni alcool depuis des jours...et je m'y fait très bien finalement.
Bon Ranakpur: le temple aux 1400 piliers de marbre est une merveille de délicatesse et de perfection mais le patelin n'est vraiment pas accueillant.
Nous partons en courant du premier hôtel pourtant pas mal où ils ne daignent même pas nous dire bonjour.
Je ne me retiens pas de le leur dire, impossible de revenir donc, si on ne trouve pas mieux...
Le second est juste immonde. Ça promet, et enfin le 3ème très bien, ouf. Notre chauffeur a l'air aussi très content ce qui est signe pour nous qu'il va se prendre une bonne commission sur notre dos. Une fois n'est pas coutume, il fera peut être un peu moins la tête demain.
Bon, il y a 13 ans c'était sordide, aujourd'hui un peu moins, heureusement.
Vivement Udaipur!
dimanche 27 janvier 2013
Delhi-Rajasthan 13 ans plus tard
Papa arrive demain, je passe la nuit précédente dans une chambre d'hôte ou plutôt chez une amie d'un ami indien rencontré à l'époque de StudioCanal.
J'ai un choc thermique en arrivant de Bombay, ici c'est gla gla.
Et puis pas de chauffage dans l'appartement, ni de draps d'ailleurs.
Et le portrait de la grand mère au dessus du lit me fait froid dans le dos. Heureusement, cette chambre est le temple de la maison, cela devrait compenser...
Enfin pas tellement, un néon dans l'oeil, le bruit d'un générateur au loin, un froid de canard... Résultat des courses, des chaussettes, un masque d'avion et des boules quiès, la sexytude absolue.
Ma logeuse est absolument adorable, elle m'avait attendue pour dîner et préparé de délicieux légumes, en revanche le chapati frit au chou fleur pour le petit dej, j'aime moins.
Delhi est dans le brouillard, apparemment il a plu, la ville est sinistre. On ne voit que des hommes dehors et comme il fait froid ils ont tous leur écharpe autour de la tête façon œuf de Pâques, ce n'est vraiment pas l'image de l'Inde que je préfère.
J'ai un choc thermique en arrivant de Bombay, ici c'est gla gla.
Et puis pas de chauffage dans l'appartement, ni de draps d'ailleurs.
Et le portrait de la grand mère au dessus du lit me fait froid dans le dos. Heureusement, cette chambre est le temple de la maison, cela devrait compenser...
Enfin pas tellement, un néon dans l'oeil, le bruit d'un générateur au loin, un froid de canard... Résultat des courses, des chaussettes, un masque d'avion et des boules quiès, la sexytude absolue.
Ma logeuse est absolument adorable, elle m'avait attendue pour dîner et préparé de délicieux légumes, en revanche le chapati frit au chou fleur pour le petit dej, j'aime moins.
Delhi est dans le brouillard, apparemment il a plu, la ville est sinistre. On ne voit que des hommes dehors et comme il fait froid ils ont tous leur écharpe autour de la tête façon œuf de Pâques, ce n'est vraiment pas l'image de l'Inde que je préfère.
lundi 21 janvier 2013
Bombay la trépidante
Après presque une heure de taxi, nous nous installons dans nos chambres avec vue sur la porte de l'Inde.
Que ça fait du bien, un bain chaud, des serviettes moelleuses immaculées, des draps tout doux et cette vue envoûtante sur la porte de l'Inde.
Et puis n'est ce pas merveilleux d'être dans ce lieu magique avec un amoureux?
Nous ne serons même pas en colère contre les musiciens qui ont commencé leur répétition à 5h30 du matin. Aurions nous vu le lever du soleil autrement? Pas sur !
Petit dej pantagruélique avec tout ce dont je rêvais: saumon fumé, concombre, tomates, fromages, croissant...
Et puis nous nous enfonçons à pied dans le vrai Bombay grouillant. Crawford market, Chor bazar... Les rues sont étroites et la circulation démentielle. Les motos, les rickshaws, les voitures, les vaches, les chèvres et les coolies ne laissent pas beaucoup d'espace aux piétons hagards que nous sommes.
Mais c'est pour ça que nous sommes là, pour ce bruit, ces odeurs, cette foule, ce tumulte...
Et puis pour le gentillesse, le sourire, la débrouillardise et cette curiosité incroyable des indiens. Impossible de rester le nez en l'air sans que quelqu'un ne vienne vous parler et se mêler de vos affaires. Vous discutez avec un rickshaw du prix de la course, vous êtes sûre que 3 personnes viennent se mêler de votre conversation et vous sortir de cette arnaque si il le faut.
C'est vite le cas dés qu'il n'y a plus de mec dans les parages.
Nous dinons dans un des restaurants branché de la ville, sur le toit de l'Inter continental. Impossible de se parler tellement la mauvaise techno est forte, dommage.
Direction Le Privé, la nouvelle boite de nuit à la mode près du Taj. Musique assourdissante, froid sibérien et prix parisiens, nous aurons vu...pas très fêtarde la jeunesse dorée de Bombay.
Que ça fait du bien, un bain chaud, des serviettes moelleuses immaculées, des draps tout doux et cette vue envoûtante sur la porte de l'Inde.
Et puis n'est ce pas merveilleux d'être dans ce lieu magique avec un amoureux?
Nous ne serons même pas en colère contre les musiciens qui ont commencé leur répétition à 5h30 du matin. Aurions nous vu le lever du soleil autrement? Pas sur !
Petit dej pantagruélique avec tout ce dont je rêvais: saumon fumé, concombre, tomates, fromages, croissant...
Et puis nous nous enfonçons à pied dans le vrai Bombay grouillant. Crawford market, Chor bazar... Les rues sont étroites et la circulation démentielle. Les motos, les rickshaws, les voitures, les vaches, les chèvres et les coolies ne laissent pas beaucoup d'espace aux piétons hagards que nous sommes.
Mais c'est pour ça que nous sommes là, pour ce bruit, ces odeurs, cette foule, ce tumulte...
Et puis pour le gentillesse, le sourire, la débrouillardise et cette curiosité incroyable des indiens. Impossible de rester le nez en l'air sans que quelqu'un ne vienne vous parler et se mêler de vos affaires. Vous discutez avec un rickshaw du prix de la course, vous êtes sûre que 3 personnes viennent se mêler de votre conversation et vous sortir de cette arnaque si il le faut.
C'est vite le cas dés qu'il n'y a plus de mec dans les parages.
Nous dinons dans un des restaurants branché de la ville, sur le toit de l'Inter continental. Impossible de se parler tellement la mauvaise techno est forte, dommage.
Direction Le Privé, la nouvelle boite de nuit à la mode près du Taj. Musique assourdissante, froid sibérien et prix parisiens, nous aurons vu...pas très fêtarde la jeunesse dorée de Bombay.
Une parenthèse dans la cinquième dimension
Sur les bons conseils de notre routard national, nous décidons d'aller voir le saturday night market d'Anjuna et là en plus des deux heures d'embouteillages pour s'y rendre, c'est un autre monde qui nous attend.
Sur ce marché, autant d'échoppes tenues par des indiens que des occidentaux.
Les hippies débraillés et hirsutes à robes violettes et foulards arc en ciel ont été remplacés pas des individus étranges , dread lockés certes, mais habillés de façon très bizarre. Bottes en cuir a brides multiples, rappelons le il fait 35 degrés, robes, débardeurs et pantalons lacérées ...
Mais surtout l'air d'avoir fumé quelque chose de beaucoup plus puissant que la vielle bonne herbe de woodstock. Des champignons? Je ne sais pas mais leur air perché est assez effrayant même si ils ont l'air tous très heureux, un peu trop peut être.
Nous partons ventre à terre de cet endroit apocalyptique sans rien acheter.
Sur ce marché, autant d'échoppes tenues par des indiens que des occidentaux.
Les hippies débraillés et hirsutes à robes violettes et foulards arc en ciel ont été remplacés pas des individus étranges , dread lockés certes, mais habillés de façon très bizarre. Bottes en cuir a brides multiples, rappelons le il fait 35 degrés, robes, débardeurs et pantalons lacérées ...
Mais surtout l'air d'avoir fumé quelque chose de beaucoup plus puissant que la vielle bonne herbe de woodstock. Des champignons? Je ne sais pas mais leur air perché est assez effrayant même si ils ont l'air tous très heureux, un peu trop peut être.
Nous partons ventre à terre de cet endroit apocalyptique sans rien acheter.
Hampi temples by train and night bus
C'est une affaire d'état de trouver des billets en cette période de fête mais le petit malin de l'hôtel , lui en trouve, comme d'habitude ici TOUT est toujours possible. Après la vraie question, c'est : c'est combien?
En waiting list, ce qu'il oublie de nous préciser et en AC ce que nous ne voulions absolument pas! On a pas traversé la terre pour se geler dans un train climatisé aux vitres tellement abîmées qu'on ne voit pas le paysage.
C'est la cohue pour monter dans le train, qui étonnament est à l'heure.
Le train est bondé, nous nous asseyons n'importe où et ceux dont nous avons pris la place nous accompagnent jusqu'à ce qu'ils nous trouvent des places assises dans un autre wagon.
Ils sont beaux, souriants, adorables, ultra serviables, ça change de ce qui m'attend au Rajasthan.
Les hôtels d'Hampi sont pris d'assaut par les routards du train ou sont déjà complets. On trouvera finalement une chambre d'hôte un peu crasseuse mais pas dénuée de charme tenue par une petite dame au regard malicieux.
On lui dit que la salle de bains n'est pas très propre, elle y va avec son harpic et revient toute fière d'elle.
On ne se voit toujours pas dans le miroir et à part l'acide chlorhydrique, je ne vois pas ce qui pourrait décrasser tout ça. Bref!
Hampi bazar dégage une atmosphère étrange avec tout ces cris de singe, qui ne nous met pas très à l'aise.
Ce village paisible s'est transformé en attraction pour touristes beaucoup trop vite. Tous se sont recyclés en agent de voyage, vendeurs de bijoux, guesthouse ...Et regardent les touristes avec des roupies dans les yeux.
Notre chauffeur de rickshaw commence très fort dans la roublardise en nous emmenant discrètement dans un autre resto que celui qu'on lui avait indiqué... Heureusement son sourire nous fera avaler la pilule.
La visite des temples se fait en rickshaw, nous sommes beaucoup trop flemmardes pour circuler à vélo avec cette chaleur et ces cotes à monter surtout.
Nous avons un succès fou auprès des écoliers qui veulent tous se faire photographier avec nous...
Les apsaras ne sont pas aussi belles qu'à Angkor et ont des seins beaucoup plus gros.
Des indiens hilares ne peuvent pas s'empêcher de nous montrer des sculptures représentant des scènes du Kamasutra.
La géologie du site est impressionnante et la finesse des temples aussi, c'est vraiment une belle surprise.
Retour en bus de nuit sans couchettes mais pas trop mal installées quand même.
Le chauffeur et ses 2 acolytes sont odieux. 1er arrêt dans un gourbi sur le bord de la route, je demande les toilettes, on me montre un champ, ça commence très fort! Je sens que je vais adorer ce trajet.
Pas d'autres arrêts dans des lieux civilisés pendant la nuit. Une envie pressante? Le long du bus si le chauffeur daigne s'arrêter...
L'arrivée à Margao à 5h30 du matin est glauquissime, le chauffeur de rickshaw qui a voulu nous arnaquer était très mal tombé.
Retour bien mérité au Camilson où nous attend pour beaucoup moins chère une chambre beaucoup mieux. Le rush du jour de l'an est passé.
Ils nous remboursent même la moitié de nos billets de train, il admet que 50% de commission, c'était un peu exagéré.
Retour à notre petit rythme de plage...
jeudi 17 janvier 2013
Happy New Year from Sernabatim beach
Difficile de continuer à écrire alors qu'on passe des journées à ne rien faire. Pas d'interminables heures passées dans des bus cette fois ci.
Mais quelques mots quand même.
Sernabatim beach, entre Colva et Benulim, au sud de goa.
Très belle surprise, la plage est immense, large, encore sauvage, pas de transats ni de parasols, quelques barques de pêche, peu de touristes, ça n'a pas tellement bougé.
Quelques vaches se promènent encore de temps en temps.
L'hôtel en revanche est à la hauteur de mes attentes, les pieds dans l'eau certes mais la chambre est on ne peut plus sommaire et la tuyauterie de la salle de bains est hors d'âge. Aucune surprise, possible que le carrelage n'ait pas été nettoyé depuis des lustres mais bon, c'est l'Inde, il faut se réhabituer.
On ne parle même pas de la paillasse qui nous sert de matelas!
La plage est immense, très large, des gros rouleaux très puissants un peu trop dangereux malheureusement pour pouvoir s'aventurer où on a plus pied.
L'option longueurs de dos crawlé est abandonnée pour une option jogging sur le sable juste assez dur à marée basse pour faire des kilomètres au petit jour.
Pas sure de tenir tous les jours mais ça fait partie des bonnes résolutions de 2013.
Un massage ayurvedique avant de dîner nous remet d'aplomb.
Bon évidement le masseur n'est pas Sharhruk Khan mais plutôt gras et moustachu...mais ses massages sont divins.
Nous réveillonnons dans une guesthouse sur la plage, le Anthy's , pieds dans le sable, kingfish au BBQ, rosé local, la musique même pas indienne mais celle que l'on entend partout et que l'on adore quand même. Apparemment,nous avons de la chance, c'était "the place to be" in Benaulim!
Les 12 coups de minuit sur le tube interplanétaire Gangnam style...feux d'artifice et pétards.
On est très loin des rave party du nord de Goa.
Pas de techno, ni de vendeurs d'herbes et de champignons, c'est plutôt calme et bon enfant et c'est très bien.
Mais quelques mots quand même.
Sernabatim beach, entre Colva et Benulim, au sud de goa.
Très belle surprise, la plage est immense, large, encore sauvage, pas de transats ni de parasols, quelques barques de pêche, peu de touristes, ça n'a pas tellement bougé.
Quelques vaches se promènent encore de temps en temps.
L'hôtel en revanche est à la hauteur de mes attentes, les pieds dans l'eau certes mais la chambre est on ne peut plus sommaire et la tuyauterie de la salle de bains est hors d'âge. Aucune surprise, possible que le carrelage n'ait pas été nettoyé depuis des lustres mais bon, c'est l'Inde, il faut se réhabituer.
On ne parle même pas de la paillasse qui nous sert de matelas!
La plage est immense, très large, des gros rouleaux très puissants un peu trop dangereux malheureusement pour pouvoir s'aventurer où on a plus pied.
L'option longueurs de dos crawlé est abandonnée pour une option jogging sur le sable juste assez dur à marée basse pour faire des kilomètres au petit jour.
Pas sure de tenir tous les jours mais ça fait partie des bonnes résolutions de 2013.
Un massage ayurvedique avant de dîner nous remet d'aplomb.
Bon évidement le masseur n'est pas Sharhruk Khan mais plutôt gras et moustachu...mais ses massages sont divins.
Nous réveillonnons dans une guesthouse sur la plage, le Anthy's , pieds dans le sable, kingfish au BBQ, rosé local, la musique même pas indienne mais celle que l'on entend partout et que l'on adore quand même. Apparemment,nous avons de la chance, c'était "the place to be" in Benaulim!
Les 12 coups de minuit sur le tube interplanétaire Gangnam style...feux d'artifice et pétards.
On est très loin des rave party du nord de Goa.
Pas de techno, ni de vendeurs d'herbes et de champignons, c'est plutôt calme et bon enfant et c'est très bien.
mercredi 2 janvier 2013
Et c'est reparti pour un tour: Paris - Bombay
Me voilà repartie vers l'est, un aller simple sur Saoudian Airlines, avec un stop de 5 heures à Ryad, je suis avec Isabelle et nous craignions le pire..
Issues de secours, hôtesses voilées mais avenantes, déjeuner très correct, et cerise sur la gâteau la compagnie fait partie de skyteam.
12 ans que je n'ai pas mis les pieds en Inde, et presque 20 à Bombay.
Je garde un souvenir excitant de cette ville, première escale indienne d'une croisière sur Mermoz avec ma grand-mère.
Je me souviens de la gare, du restaurant du Taj Mahal, première expérience culinaire indienne, de chor bazar et ses échoppes de tissus, épices et bibelots, des jardins suspendus dont le terme jardin était bien usurpé. Il s'agissait plutôt d'une pelouse jaune parsemée d'arbustes chétifs.
Comment est ce aujourd'hui?
Par combien la marée humaine déjà troublante à t'elle été multipliée?
Dans le top ten des mégalopoles mondiales, le plus grand bidonville du monde et à la fois Bollywood et ses paillettes
Mais avant de redécouvrir Bombay, direction Goa pour un réveillon sur la plage de Benaulim.
Aéroport de Ryadh, glauque à souhait.
On est mis en ligne, l'une derrière l'autre, pas deux par deux pour être fouillées par un fantôme. Je crains la confiscation de nos journaux mais non, ce n'est qu'une légende heureusement.
5 heures à trainer ici, pas une boutique, deux snacks miteux, ça va être long, très long, et pas de wifi non plus.
Le départ est retardé d'une heure, les gens se précipitent pour monter, on ne comprend pas très bien ce qu'il se passe. Une foule d'indiens avec des chaussons en papier, des couvertures d'avion sur le dos, l'air hagard monte en premier.
Dans l'avion, nos places sont annulées, nous devons rester à l'avant de l'appareil. Nous avons pour consigne de ne pas nous mélanger avec ce groupe que les hôtesses qualifient de "déportés". Des indiens en situation irrégulière en Arabie saoudite et renvoyés dans leur pays. Ils ont l'air si misérables, que va t'il leur arriver à l'arrivée? Le gouvernement indien à payé leur billet de retour mais le reste?
La suite du voyage sera plus gaie, les sacs sont là en 10 minutes, la correspondance avec le terminal domestic est parfaitement organisée pour que nous soyons sûres d'être dans les temps pour le Bombay Goa.
Issues de secours, hôtesses voilées mais avenantes, déjeuner très correct, et cerise sur la gâteau la compagnie fait partie de skyteam.
12 ans que je n'ai pas mis les pieds en Inde, et presque 20 à Bombay.
Je garde un souvenir excitant de cette ville, première escale indienne d'une croisière sur Mermoz avec ma grand-mère.
Je me souviens de la gare, du restaurant du Taj Mahal, première expérience culinaire indienne, de chor bazar et ses échoppes de tissus, épices et bibelots, des jardins suspendus dont le terme jardin était bien usurpé. Il s'agissait plutôt d'une pelouse jaune parsemée d'arbustes chétifs.
Comment est ce aujourd'hui?
Par combien la marée humaine déjà troublante à t'elle été multipliée?
Dans le top ten des mégalopoles mondiales, le plus grand bidonville du monde et à la fois Bollywood et ses paillettes
Mais avant de redécouvrir Bombay, direction Goa pour un réveillon sur la plage de Benaulim.
Aéroport de Ryadh, glauque à souhait.
On est mis en ligne, l'une derrière l'autre, pas deux par deux pour être fouillées par un fantôme. Je crains la confiscation de nos journaux mais non, ce n'est qu'une légende heureusement.
5 heures à trainer ici, pas une boutique, deux snacks miteux, ça va être long, très long, et pas de wifi non plus.
Le départ est retardé d'une heure, les gens se précipitent pour monter, on ne comprend pas très bien ce qu'il se passe. Une foule d'indiens avec des chaussons en papier, des couvertures d'avion sur le dos, l'air hagard monte en premier.
Dans l'avion, nos places sont annulées, nous devons rester à l'avant de l'appareil. Nous avons pour consigne de ne pas nous mélanger avec ce groupe que les hôtesses qualifient de "déportés". Des indiens en situation irrégulière en Arabie saoudite et renvoyés dans leur pays. Ils ont l'air si misérables, que va t'il leur arriver à l'arrivée? Le gouvernement indien à payé leur billet de retour mais le reste?
La suite du voyage sera plus gaie, les sacs sont là en 10 minutes, la correspondance avec le terminal domestic est parfaitement organisée pour que nous soyons sûres d'être dans les temps pour le Bombay Goa.
mardi 1 mai 2012
Cambodian wedding
Notre chauffeur de tuk tuk Rancho nous a invité au mariage de son frère. Pour lui c'est un honneur de recevoir des "barangs", ce qui m'étonne toujours.
Le mariage ici c'est quelque chose. La cérémonie commence à 7h00 ce qui veut dire sur le pont à 5h30 pour être sur son 31 à 6h30, heure à laquelle il vient nous récupérer pour partir dans la famille de la mariée.
Les hommes sont juste en chemise, pas très habillés alors que les femmes ont sorti paillettes, dentelles, chignons et bijoux clinquants. Musique de cérémonie à fond, on me donne une coupe avec un régime de banane qu'il faudra aller déposer dans une pièce avec toutes les autres offrandes. Dans les autres coupes, des fruits, des gâteaux secs, des canettes de coca, des nouilles ou encore une pâte de porc.... 7h30 soupe de riz au porc, le traiteur à installé son BBQ dans la rue et la tente dans la rue aussi bouche la circulation mais c'est normal. Les quelques phrases que je connais en khmer ne me permettent pas d'avoir une conversation très pousse mais c'est déjà pas mal. 10h, les mariés ont déjà changé trois fois de costumes, séance de photos, cérémonie de la coupe de cheveux, chaque convive fait semblant de couper une mèche de cheveux des mariés, les asperge de parfum et leur verse quelques gouttes d'eau dans les cheveux. Le marié a 37 ans, un âge canonique pour se marier ici et tout ce tintouin n'a pas l'air de l'amuser du tout! On nous regarde un peu comme des bêtes curieuses mais on commence à avoir l'habitude.
Heureusement, j'ai rendez vous chez le coiffeur à 11h, ce qui nous permet de nous carapater lamentablement, il faut avouer que c'est quand même un peu long. Ma coiffeuse du marché russe me fait pour 2 dollars un chignon natté digne de la cour d'autriche.
L'après midi, nous y retournons, l'invitation est à 16h30, ca fait un drole d'effet d'etre en tuk tuk en robe su soir, en pleine apres midi. évidemment nous arrivons avec seulement un quart d'heure de retard, grave erreur, nous sommes les premiers ou presque. On nous installe à une table, on nous sert des bières et de l'eau chaude, les invités n'arriveront que vers 18h. Dès qu'une table est pleine les serveurs apportent les plats, personne ne dîne en même temps, bizarre. Mais pas aussi bizarre que ce qu'on nous sert,soupe de pâte de poulet noir, même ma voisine de table fait beurk, puis arrive une espèce de paupiette avec à l'intérieur des boyaux, de l'estomac, du gras, puis du canard, enfin du gras et de la peau, puis un plat de petits oiseaux à pâtes crochues, puis enfin une soupe Tom Yam Kung délicieuse, ouf. Heureusement tout est mis au milieu de la table et chacun mange directement dans le plat, c'est plus facile de cacher que je n'ai rien avalè.
Moi qui suis toujours prête à goûter des choses nouvelles, là j'avoue que je n'ai pas pu. Je n'ose même pas imaginer ce qu'il y a dans les mariages à la campagne, queue et oreilles de cochon, tarentules, fourmis???
Ici il faut trinquer toutes les deux minutes, presque à chaque gorgée, enfin les hommes car les femmes sont à l'eau, au fanta ou au sprite, ça fait plaisir!
Arrivent enfin les danses, un peu de danse traditionnelles et même du Madison encore très en vogue au Cambodge... Ça fait longtemps que je n'avais pas dansé la dessus mais en fait, jamais car je n'étais même pas née.
Nous réussissons même à danser un rock ce qui ne manque pas de faire grand effet.
En tout la mariée aura changé 10 fois de robe avec à chaque fois diadème, paillettes et strass. Du pur kitsch froufroutant. Mais les robes des invités sont à peine plus sobres.
Le mariage ici c'est quelque chose. La cérémonie commence à 7h00 ce qui veut dire sur le pont à 5h30 pour être sur son 31 à 6h30, heure à laquelle il vient nous récupérer pour partir dans la famille de la mariée.
Les hommes sont juste en chemise, pas très habillés alors que les femmes ont sorti paillettes, dentelles, chignons et bijoux clinquants. Musique de cérémonie à fond, on me donne une coupe avec un régime de banane qu'il faudra aller déposer dans une pièce avec toutes les autres offrandes. Dans les autres coupes, des fruits, des gâteaux secs, des canettes de coca, des nouilles ou encore une pâte de porc.... 7h30 soupe de riz au porc, le traiteur à installé son BBQ dans la rue et la tente dans la rue aussi bouche la circulation mais c'est normal. Les quelques phrases que je connais en khmer ne me permettent pas d'avoir une conversation très pousse mais c'est déjà pas mal. 10h, les mariés ont déjà changé trois fois de costumes, séance de photos, cérémonie de la coupe de cheveux, chaque convive fait semblant de couper une mèche de cheveux des mariés, les asperge de parfum et leur verse quelques gouttes d'eau dans les cheveux. Le marié a 37 ans, un âge canonique pour se marier ici et tout ce tintouin n'a pas l'air de l'amuser du tout! On nous regarde un peu comme des bêtes curieuses mais on commence à avoir l'habitude.
Heureusement, j'ai rendez vous chez le coiffeur à 11h, ce qui nous permet de nous carapater lamentablement, il faut avouer que c'est quand même un peu long. Ma coiffeuse du marché russe me fait pour 2 dollars un chignon natté digne de la cour d'autriche.
L'après midi, nous y retournons, l'invitation est à 16h30, ca fait un drole d'effet d'etre en tuk tuk en robe su soir, en pleine apres midi. évidemment nous arrivons avec seulement un quart d'heure de retard, grave erreur, nous sommes les premiers ou presque. On nous installe à une table, on nous sert des bières et de l'eau chaude, les invités n'arriveront que vers 18h. Dès qu'une table est pleine les serveurs apportent les plats, personne ne dîne en même temps, bizarre. Mais pas aussi bizarre que ce qu'on nous sert,soupe de pâte de poulet noir, même ma voisine de table fait beurk, puis arrive une espèce de paupiette avec à l'intérieur des boyaux, de l'estomac, du gras, puis du canard, enfin du gras et de la peau, puis un plat de petits oiseaux à pâtes crochues, puis enfin une soupe Tom Yam Kung délicieuse, ouf. Heureusement tout est mis au milieu de la table et chacun mange directement dans le plat, c'est plus facile de cacher que je n'ai rien avalè.
Moi qui suis toujours prête à goûter des choses nouvelles, là j'avoue que je n'ai pas pu. Je n'ose même pas imaginer ce qu'il y a dans les mariages à la campagne, queue et oreilles de cochon, tarentules, fourmis???
Ici il faut trinquer toutes les deux minutes, presque à chaque gorgée, enfin les hommes car les femmes sont à l'eau, au fanta ou au sprite, ça fait plaisir!
Arrivent enfin les danses, un peu de danse traditionnelles et même du Madison encore très en vogue au Cambodge... Ça fait longtemps que je n'avais pas dansé la dessus mais en fait, jamais car je n'étais même pas née.
Nous réussissons même à danser un rock ce qui ne manque pas de faire grand effet.
En tout la mariée aura changé 10 fois de robe avec à chaque fois diadème, paillettes et strass. Du pur kitsch froufroutant. Mais les robes des invités sont à peine plus sobres.
mardi 24 avril 2012
In the middle of nowhere
Qu'y a t'il a voir dans le Ratanakiri d'après les guides?
Des villages de minorités et leur fameuse maison de célibataire. Une cabane haut perché dans le village dans laquelle la jeune fille avant son mariage peut accueillir ses amants...
Cette coutume contraste tellement avec la mentalité du pays. Pas question pour moi d'y aller, l'idée l'aller observer des gens me dérange beaucoup trop.
A voir aussi, le lac circulaire à l'emplacement du cratère d'un volcan éteint. Selon les guides un lieu magique aux eaux cristallines, invitant à la baignade, et en fait après trois jours de fête de nouvel an khmer, les rives sont jonchées de détritus en plastiques, et surtout ces fameuses lunch box blanches qu'ils adorent vous donner même si vous acheter un morceau de pain. Voilà un côté bien déprimant de ce pays, le plastique est partout, tout est jeté à la mer, à la rivière, dans la campagne.
À part quelques petites filles qui se font photographier en costume traditionnel des villages, il n'y a plus rien de pittoresque aujourd'hui dans ce lieu, ça ressemble juste à une décharge.
Le vrai trésor du Ratanakiri, ce sont les pistes de terre rouge à travers la jungle. Plus de goudron dés qu'on sort de la ville. Banlung est une ville nouvelle sans aucun charme où les rues ont été tracées comme des piste d'atterrissage, mais qui garde une atmosphère de Far West malgré le goudron.
En moto, nous partons dans la forêt dense ou ce qu'il en reste car ma première impression se confirme, des kilomètres de forêts dévastées, des feux éparses pour terminer de brûler les troncs des géants vendus aux contrebandiers chinois ou vietnamiens.
Pour planter quoi à la place? De la cassava qui appauvrira le sol en moins de deux ans...ou peut être des hévéas gérés par des occidentaux dans le meilleur des cas.
Le premier jour, il y a foule sur la piste, dans des nuages de poussière rouge, les motos, les 4X4 rejoignent les villages, encore l'agitation du nouvel an khmer.
Le lendemain, nous sommes seuls sur la piste, les vacances sont terminées, une bonne nouvelle pour nous, nous mangerons moins de poussière.
Que raconter de ces ballades si ce n'est ce sentiment incroyable d'être seul au monde dans cette région reculée, pas âme qui vive pendant des kilomètres, et puis sur le bord de la route, un troupeau de buffle d'eau se prélasse dans une marre de boue, il doit y avoir un village pas loin.
Des cahutes isolées, au milieu de champs dévastés puis de nouveau la forêt impénétrable. Nous arrivons au fleuve qui comme souvent dans ce pays est immense, pas de pont juste un bac pour traverser.
Et là comme toujours, dès qu'il y a de l'eau les cambodgiens se baignent, mais que ce soit dans les piscines des hôtels, les fleuves aux eaux claires, ou les étangs boueux, ils se baignent toujours tout habillé parfois même avec leur chaussure, un mystère que je n'arrive toujours pas à élucider.
Pantalons ultra slim, petits hauts froufroutants en satin, rien ne les arrête. Pas vu une seule khmer en maillot de bain, en mini short et débardeur moulant oui mais maillot de bain jamais.
Je réalise aussi avec quoi est faite la fameuse terracota, j'ai l'air d'être tombée dedans à la fin de la journée. Une douche plus un bain dans la piscine ne viendront pas à bout de cette terre.
Une fois de plus, je me dégonfle pour le treck dans la forêt, je n'arrive toujours pas à m'imaginer dans un hamac entre deux arbres grouillants de potentiels serpents, j'en ai déjà vu deux morts depuis que je suis là dont un en ville, je n'ose même pas imaginer dans la forêt.
Pas très envie de rentrer en ville bizarrement, juste 10 heures de bus, le temps d'alimenter le blog, écrire des emails, trier des photos et observer inlassablement la campagne.
Après Kampong Cham, de nouveau de la piste, tellement de poussière que même dans le bus, on a du mal à respirer.
Autour de nous, dans des nuages de poussière, des bus et des voitures surchargées. Dans une des voitures, berline de base, la Toyota camry, j'en compte 9, 4 à l'avant dont un a la gauche du conducteur, au moins 6 mois de prison en France ça non?
Des villages de minorités et leur fameuse maison de célibataire. Une cabane haut perché dans le village dans laquelle la jeune fille avant son mariage peut accueillir ses amants...
Cette coutume contraste tellement avec la mentalité du pays. Pas question pour moi d'y aller, l'idée l'aller observer des gens me dérange beaucoup trop.
A voir aussi, le lac circulaire à l'emplacement du cratère d'un volcan éteint. Selon les guides un lieu magique aux eaux cristallines, invitant à la baignade, et en fait après trois jours de fête de nouvel an khmer, les rives sont jonchées de détritus en plastiques, et surtout ces fameuses lunch box blanches qu'ils adorent vous donner même si vous acheter un morceau de pain. Voilà un côté bien déprimant de ce pays, le plastique est partout, tout est jeté à la mer, à la rivière, dans la campagne.
À part quelques petites filles qui se font photographier en costume traditionnel des villages, il n'y a plus rien de pittoresque aujourd'hui dans ce lieu, ça ressemble juste à une décharge.
Le vrai trésor du Ratanakiri, ce sont les pistes de terre rouge à travers la jungle. Plus de goudron dés qu'on sort de la ville. Banlung est une ville nouvelle sans aucun charme où les rues ont été tracées comme des piste d'atterrissage, mais qui garde une atmosphère de Far West malgré le goudron.
En moto, nous partons dans la forêt dense ou ce qu'il en reste car ma première impression se confirme, des kilomètres de forêts dévastées, des feux éparses pour terminer de brûler les troncs des géants vendus aux contrebandiers chinois ou vietnamiens.
Pour planter quoi à la place? De la cassava qui appauvrira le sol en moins de deux ans...ou peut être des hévéas gérés par des occidentaux dans le meilleur des cas.
Le premier jour, il y a foule sur la piste, dans des nuages de poussière rouge, les motos, les 4X4 rejoignent les villages, encore l'agitation du nouvel an khmer.
Le lendemain, nous sommes seuls sur la piste, les vacances sont terminées, une bonne nouvelle pour nous, nous mangerons moins de poussière.
Que raconter de ces ballades si ce n'est ce sentiment incroyable d'être seul au monde dans cette région reculée, pas âme qui vive pendant des kilomètres, et puis sur le bord de la route, un troupeau de buffle d'eau se prélasse dans une marre de boue, il doit y avoir un village pas loin.
Des cahutes isolées, au milieu de champs dévastés puis de nouveau la forêt impénétrable. Nous arrivons au fleuve qui comme souvent dans ce pays est immense, pas de pont juste un bac pour traverser.
Et là comme toujours, dès qu'il y a de l'eau les cambodgiens se baignent, mais que ce soit dans les piscines des hôtels, les fleuves aux eaux claires, ou les étangs boueux, ils se baignent toujours tout habillé parfois même avec leur chaussure, un mystère que je n'arrive toujours pas à élucider.
Pantalons ultra slim, petits hauts froufroutants en satin, rien ne les arrête. Pas vu une seule khmer en maillot de bain, en mini short et débardeur moulant oui mais maillot de bain jamais.
Je réalise aussi avec quoi est faite la fameuse terracota, j'ai l'air d'être tombée dedans à la fin de la journée. Une douche plus un bain dans la piscine ne viendront pas à bout de cette terre.
Une fois de plus, je me dégonfle pour le treck dans la forêt, je n'arrive toujours pas à m'imaginer dans un hamac entre deux arbres grouillants de potentiels serpents, j'en ai déjà vu deux morts depuis que je suis là dont un en ville, je n'ose même pas imaginer dans la forêt.
Pas très envie de rentrer en ville bizarrement, juste 10 heures de bus, le temps d'alimenter le blog, écrire des emails, trier des photos et observer inlassablement la campagne.
Après Kampong Cham, de nouveau de la piste, tellement de poussière que même dans le bus, on a du mal à respirer.
Autour de nous, dans des nuages de poussière, des bus et des voitures surchargées. Dans une des voitures, berline de base, la Toyota camry, j'en compte 9, 4 à l'avant dont un a la gauche du conducteur, au moins 6 mois de prison en France ça non?
En route vers le Ratanakiri: un peu de luxe au milieu du Far West
Dans le couloir sur un tabouret puis sur une chaise en plastique de jardin, on progresse dans le confort, mais toujours pas de siège libre, le bus qui arrive de Phnom Penh est déjà archi plein.
L'ancienne piste de terre rouge se transforme petit à petit en vrai route goudronnée, trois ans en arrière seule une piste reliait les 557 km entre Phnom Penh et Banlung.
C'est pour moi la route de la désolation, on parle partout de déforestation, de contrebande du bois et bien, c'est sur c'est là, même si ça se densifie un peu au fur à mesure.
Une impression que la guerre était hier, ou qu'un gigantesque typhon a tout dévasté, des centaines d'hectares nus, brûlés, seuls quelques troncs étêtés, cette forêt dense ne ressemble plus qu'à un bosquet. Rien ne laisse penser que des arbres sont replantés.
Je ne veux pas être si pessimiste, et me dit que c'est lié à la proximité de la route. J'attends d'être à Ban Lung pour voir.
Arrivée au Lodge des terres rouges, l'ancienne villa du gouverneur tient ses promesses, colonnes en teck, patios ombragés, gravures et meubles anciens. Le propriétaire est Français et ça se sent, terrine de foies de volailles, poulet frites et tomates farcies font partis du menu
L'ancienne piste de terre rouge se transforme petit à petit en vrai route goudronnée, trois ans en arrière seule une piste reliait les 557 km entre Phnom Penh et Banlung.
C'est pour moi la route de la désolation, on parle partout de déforestation, de contrebande du bois et bien, c'est sur c'est là, même si ça se densifie un peu au fur à mesure.
Une impression que la guerre était hier, ou qu'un gigantesque typhon a tout dévasté, des centaines d'hectares nus, brûlés, seuls quelques troncs étêtés, cette forêt dense ne ressemble plus qu'à un bosquet. Rien ne laisse penser que des arbres sont replantés.
Je ne veux pas être si pessimiste, et me dit que c'est lié à la proximité de la route. J'attends d'être à Ban Lung pour voir.
Arrivée au Lodge des terres rouges, l'ancienne villa du gouverneur tient ses promesses, colonnes en teck, patios ombragés, gravures et meubles anciens. Le propriétaire est Français et ça se sent, terrine de foies de volailles, poulet frites et tomates farcies font partis du menu
samedi 21 avril 2012
À la recherche de l'orcelle du Mékong
Kratie est une ville tranquille le long du Mékong, étape obligée sur la route du Ratanakiri isolé du monde.
Avec Vicente qui m'accompagne dans ce trip, nous louons une moto et là c'est enfin possible de vraiment sortir des sentiers battus.
Nous longeons le Mékong vers Chlong, ville endormie aux rues en terre rouge où quelques villas coloniales rescapées donnent une atmosphère particulière.
Au retour un orage terrible nous oblige à nous arrêter, nous sommes invités à nous abriter dans un magasin, ou plutôt un bric à brac de choses improbables dont la redoutable raquette électrique anti insectes volants avec laquelle chaque membre de la famille chasse les mouches très envahissantes ici.
Mes quelques cours de khmer ne me servent pas à grand chose ici car apparemment leur accent est très différent de celui de Phnom Penh donc ils ne comprennent rien a ce que j'essaie de dire, c'est déprimant !
Je pratique un peu mon espagnol au moins en attendant de comprendre quelque chose en khmer.
Je retarde presque le moment d'aller voir les dauphins du Mékong de peur de les manquer une fois encore, depuis le temps que j'en rêve, je les avais déjà raté en Birmanie en 2005.
Ça y est je suis sur le site, à Kampi à une Quinzaine de kilomètre au nord de Kratie, sur une courbe du Mékong parsemée d'îlots de sable et ils sont là, autour de notre barque. Pas très visibles,une grosse bosse grise de temps en temps, une dorsale assez ronde, mais surtout un souffle très caractéristique, nous aurons malgré tout droit à une pirouette ce qui est assez rare, l'orcelle n'étant paraît il pas très démonstratif.
Ce fleuve est définitivement magique, espérons que la pollution ne tuera pas les derniers survivants de cette espèce.
Retour pour le coucher du soleil à Kratie, et dîner dans un restaurant fréquenté uniquement par les cambodgiens, restaurants dans lequel je sais qu'il ne faut pas prendre de viande. Vicente ne m'écoutera pas et se retrouve avec des os, du cartilage et du gras d' un poulet qui entier doit à peine être plus gros qu'une caille, beurk. Même pas 20 grammes de viandes mangeables dans son assiette.
On devient végétarien par la force des choses ici.
Avec Vicente qui m'accompagne dans ce trip, nous louons une moto et là c'est enfin possible de vraiment sortir des sentiers battus.
Nous longeons le Mékong vers Chlong, ville endormie aux rues en terre rouge où quelques villas coloniales rescapées donnent une atmosphère particulière.
Au retour un orage terrible nous oblige à nous arrêter, nous sommes invités à nous abriter dans un magasin, ou plutôt un bric à brac de choses improbables dont la redoutable raquette électrique anti insectes volants avec laquelle chaque membre de la famille chasse les mouches très envahissantes ici.
Mes quelques cours de khmer ne me servent pas à grand chose ici car apparemment leur accent est très différent de celui de Phnom Penh donc ils ne comprennent rien a ce que j'essaie de dire, c'est déprimant !
Je pratique un peu mon espagnol au moins en attendant de comprendre quelque chose en khmer.
Je retarde presque le moment d'aller voir les dauphins du Mékong de peur de les manquer une fois encore, depuis le temps que j'en rêve, je les avais déjà raté en Birmanie en 2005.
Ça y est je suis sur le site, à Kampi à une Quinzaine de kilomètre au nord de Kratie, sur une courbe du Mékong parsemée d'îlots de sable et ils sont là, autour de notre barque. Pas très visibles,une grosse bosse grise de temps en temps, une dorsale assez ronde, mais surtout un souffle très caractéristique, nous aurons malgré tout droit à une pirouette ce qui est assez rare, l'orcelle n'étant paraît il pas très démonstratif.
Ce fleuve est définitivement magique, espérons que la pollution ne tuera pas les derniers survivants de cette espèce.
Retour pour le coucher du soleil à Kratie, et dîner dans un restaurant fréquenté uniquement par les cambodgiens, restaurants dans lequel je sais qu'il ne faut pas prendre de viande. Vicente ne m'écoutera pas et se retrouve avec des os, du cartilage et du gras d' un poulet qui entier doit à peine être plus gros qu'une caille, beurk. Même pas 20 grammes de viandes mangeables dans son assiette.
On devient végétarien par la force des choses ici.
vendredi 20 avril 2012
La transhumance pour le nouvel an khmer
C'est le nouvel an khmer, toute la ville de Phnom Penh se vide, les magasins, les restaurants sont fermés, les provinciaux retournent dans leur famille à la campagne. Pourtant ils ont sorti les guirlandes et les sapins pour ceux qui restent. Tous les étrangers fuient aussi la capital car le pays entier est en vacances.
C'est le moment pour moi aussi de repartir explorer le nord du pays.
Simplement comme d'habitude j'ai été incapable de m'organiser à l'avance, les bus ont été pris d'assaut. Je ferai donc le voyage dans un minivan à la cambodgienne, c'est à dire, 12 places et 22 personnes + les bagages de tout ce petit monde (caisses de poissons, et de coquillages, dizaines de baguettes de pains, caisses de bière, de coca, couvertures, fleurs, tout ce qu'on trouve à Phnom Penh et peut être pas dans les campagnes reculées où ils se rendent).
Le coffre du minivan est bien sur ouvert puisque les bagages accrochés avec des sangles dépassent d'un mètre à l'arrière, ce qui supprime toute possibilité de clim...
Les caisses de poissons sont sous mes pieds, dommage.
Personne ne peut poser les pieds au sol, mes épaules dépassent de 10 cm de chaque côté du siège, j'ai l'air d'un rugbyman dans ce monde de crevettes, mais personne n'a l'air de se soucier de ce manque d'espace, même les jeunes enfants ne mouftent pas du trajet.
J'avoue que je me trouve chanceuse d'avoir réussi à partir, ça n'était pas gagné ce matin, et puis dans les embouteillages dignes de l'A13 la veille de Noël, de nombreux minivan sont bien plus chargés, un ou deux sur le toit plus ceux assis dos à la route en équilibre sur les bagages. Tout va bien, mon voisin de bus mange des sauterelles grillés, à la station il y avait aussi des tarentules frites...je refuse lamentablement son offre.
Arrivée à Kratie presque 7 heures plus tard au lieu des 5 prévues. Heureusement la route est toujours très belle dans ce pays, les maisons en bois sur pilotis jalonnent la route, pour l'instant pas trop de verrues de style chinois, même les plus riches veulent conserver les maisons traditionnelles en bois.
C'est le moment pour moi aussi de repartir explorer le nord du pays.
Simplement comme d'habitude j'ai été incapable de m'organiser à l'avance, les bus ont été pris d'assaut. Je ferai donc le voyage dans un minivan à la cambodgienne, c'est à dire, 12 places et 22 personnes + les bagages de tout ce petit monde (caisses de poissons, et de coquillages, dizaines de baguettes de pains, caisses de bière, de coca, couvertures, fleurs, tout ce qu'on trouve à Phnom Penh et peut être pas dans les campagnes reculées où ils se rendent).
Le coffre du minivan est bien sur ouvert puisque les bagages accrochés avec des sangles dépassent d'un mètre à l'arrière, ce qui supprime toute possibilité de clim...
Les caisses de poissons sont sous mes pieds, dommage.
Personne ne peut poser les pieds au sol, mes épaules dépassent de 10 cm de chaque côté du siège, j'ai l'air d'un rugbyman dans ce monde de crevettes, mais personne n'a l'air de se soucier de ce manque d'espace, même les jeunes enfants ne mouftent pas du trajet.
J'avoue que je me trouve chanceuse d'avoir réussi à partir, ça n'était pas gagné ce matin, et puis dans les embouteillages dignes de l'A13 la veille de Noël, de nombreux minivan sont bien plus chargés, un ou deux sur le toit plus ceux assis dos à la route en équilibre sur les bagages. Tout va bien, mon voisin de bus mange des sauterelles grillés, à la station il y avait aussi des tarentules frites...je refuse lamentablement son offre.
Arrivée à Kratie presque 7 heures plus tard au lieu des 5 prévues. Heureusement la route est toujours très belle dans ce pays, les maisons en bois sur pilotis jalonnent la route, pour l'instant pas trop de verrues de style chinois, même les plus riches veulent conserver les maisons traditionnelles en bois.
dimanche 15 avril 2012
Kep: un nouveau Carteret?
On ne se défait pas de ses habitudes de parisienne.
Impossible de se passer des week end au bord de la mer.
Je repars donc à Kep avec Laurie et Vicente que j'ai rencontrés à Siem reap il y a dix jours et qui viennent d'arriver à Phnom Penh.
La baignade sur la plage de Kep n'est pas exceptionnelle, l'eau n'est pas très claire et est surtout trop chaude. Oui trop chaude!
Les cambodgiens se regroupent sur le remblais pour nous voir sortir de l'eau, voire même pour se faire prendre en photo avec nous en maillot de bain, grande attraction locale.
Coucher de soleil au Sailing Club, Potinière locale, diner au Kim li, dont la spécialité est le crabe frit au poivre vert de Kampot, une merveille car le poivre est encore en grappe et frais.
Le lendemain matin traversée pour l'île aux lapins, avec cette fois le projet d'y rester. La première fois j'avais été un peu effrayée par l'absence de confort et puis après tout, de l'eau, un wc à la turque (on s'y fait très bien), un lit et surtout une moustiquaire sans trous, c'est faisable. Ça vaut le coup de faire l'effort car passer la nuit sur place quand tous les visiteurs ont déserté les lieux, c'est une vraie robinsonnade surtout quand à 22h, l'île est plongée dans le noir complet.
Une impression de dormir à la belle étoile mais avec heureusement un toit, indispensable avec les orages violents de ces derniers jours.
J'avoue que ma première impression était de faire demi tour genre "appelez moi le Hilton, svp?".
La hutte en bambou, définitivement je déteste. Déjà à Phu Quoc, dans ce pseudo eco lodge hors de prix, c'était vraiment limite alors ici pour 8$, il fallait s'attendre au pire.
Aucune bestiole à l'horizon pendant les deux nuits, moustiquaire bordée au millimètre, éclairage à l'iPhone, je dors comme un plomb finalement. Dîner les pieds dans le sable, enfin en chaussures de marche pour moi qui ne suis pas très brave pour affronter la nuit en tongs.
I have done it!!! Je suis assez fière de moi, je m'étais toujours sentie incapable de dormir dans un truc pareil.
Bon je reconnais que si j'y retourne, probable puisqu'il faut bien se trouver son Carteret du Cambodge, je m'organiserais un peu mieux... Draps, serviettes de toilettes, cordes... Voire une raquette électrique pour éliminer tout trucs volants car je n'aurais peut être pas toujours un Mac Gyver sous la main.
Sur l'île rien à faire à part se baigner, se faire masser face à la mer, bouquiner, choisir un "restaurant" et dans tous les cas extinction des feux à 22h.
Retour pour la nuit à Kep après que nous nous soyons assurés que le Kim li était ouvert, pèlerinage au sailing club pour le sunset, fried crab in Kampot pepper sauce... On en est loin mais ça me rappelle le coup de fil à La Kalakiki pour vérifier qu'il y a encore des moules frites.
Deux françaises et un espagnol, c'est sur ça ne pense qu'à manger...
Escale à Kampot et retour à PP avant de repartir vers de nouvelles aventures au nord du pays.
Impossible de se passer des week end au bord de la mer.
Je repars donc à Kep avec Laurie et Vicente que j'ai rencontrés à Siem reap il y a dix jours et qui viennent d'arriver à Phnom Penh.
La baignade sur la plage de Kep n'est pas exceptionnelle, l'eau n'est pas très claire et est surtout trop chaude. Oui trop chaude!
Les cambodgiens se regroupent sur le remblais pour nous voir sortir de l'eau, voire même pour se faire prendre en photo avec nous en maillot de bain, grande attraction locale.
Coucher de soleil au Sailing Club, Potinière locale, diner au Kim li, dont la spécialité est le crabe frit au poivre vert de Kampot, une merveille car le poivre est encore en grappe et frais.
Le lendemain matin traversée pour l'île aux lapins, avec cette fois le projet d'y rester. La première fois j'avais été un peu effrayée par l'absence de confort et puis après tout, de l'eau, un wc à la turque (on s'y fait très bien), un lit et surtout une moustiquaire sans trous, c'est faisable. Ça vaut le coup de faire l'effort car passer la nuit sur place quand tous les visiteurs ont déserté les lieux, c'est une vraie robinsonnade surtout quand à 22h, l'île est plongée dans le noir complet.
Une impression de dormir à la belle étoile mais avec heureusement un toit, indispensable avec les orages violents de ces derniers jours.
J'avoue que ma première impression était de faire demi tour genre "appelez moi le Hilton, svp?".
La hutte en bambou, définitivement je déteste. Déjà à Phu Quoc, dans ce pseudo eco lodge hors de prix, c'était vraiment limite alors ici pour 8$, il fallait s'attendre au pire.
Aucune bestiole à l'horizon pendant les deux nuits, moustiquaire bordée au millimètre, éclairage à l'iPhone, je dors comme un plomb finalement. Dîner les pieds dans le sable, enfin en chaussures de marche pour moi qui ne suis pas très brave pour affronter la nuit en tongs.
I have done it!!! Je suis assez fière de moi, je m'étais toujours sentie incapable de dormir dans un truc pareil.
Bon je reconnais que si j'y retourne, probable puisqu'il faut bien se trouver son Carteret du Cambodge, je m'organiserais un peu mieux... Draps, serviettes de toilettes, cordes... Voire une raquette électrique pour éliminer tout trucs volants car je n'aurais peut être pas toujours un Mac Gyver sous la main.
Sur l'île rien à faire à part se baigner, se faire masser face à la mer, bouquiner, choisir un "restaurant" et dans tous les cas extinction des feux à 22h.
Retour pour la nuit à Kep après que nous nous soyons assurés que le Kim li était ouvert, pèlerinage au sailing club pour le sunset, fried crab in Kampot pepper sauce... On en est loin mais ça me rappelle le coup de fil à La Kalakiki pour vérifier qu'il y a encore des moules frites.
Deux françaises et un espagnol, c'est sur ça ne pense qu'à manger...
Escale à Kampot et retour à PP avant de repartir vers de nouvelles aventures au nord du pays.
Alone in Siem Reap
De nouveau seule
Laurence est repartie me laissant un peu cafardeuse, je décide de rester une journée de plus, pas le courage de faire 6 heures de bus pour rentrer à Phnom Penh.
Je pars en vélo sur la piste de terre rouge en direction du lac, je m'arrête régulièrement, hypnotisée par le sourie d'un livreur de glace, intriguée par des galettes en train de sécher ou des poissons étalés sur des nattes en plein soleil. Je me retrouve invitée à partager des mangues par une mère de famille et ses trois garçons dans une "maison", une hutte, une paillotte, je ne sais pas trop comment la nommer, sur pilotis au dessus de cette petite rivière transformée en décharge. Elle partage avec une inconnue ses mangues, me fait rentrer chez elle, nous passons un moment toutes les deux avant que des curieux viennent nous rejoindre et essayer d'échanger quelques mots d'anglais avec moi. Mon hôte n'en parle pas un mot mais nous arrivons à nous comprendre un peu avec les gestes, les yeux mais aussi la salvatrice application de l'iPhone avec les phrases essentielles.
Ici le plastique n'est pas recyclé et enlaidit tout, les arbres au bord de l'eau en sont recouverts, chaque bonbon, biscuit à un emballage individuel qui vient grossir les tas disséminés partout dans la campagne.
La chaleur accablante me fait rebrousser chemin ainsi que la selle de mon vélo qui se tord de plus en plus même si je réussi tous les kilomètres à trouver quelqu'un pour me la réparer.
Le miracle du voyage se produit encore alors que mon moral n'est pas très haut, je rencontre à la piscine du Golden Banana une française et un espagnol qui me proposent de me joindre à eux pour le déjeuner puis le dîner et je décide de rester un peu plus ici pour passer du temps avec eux.
Laurence est repartie me laissant un peu cafardeuse, je décide de rester une journée de plus, pas le courage de faire 6 heures de bus pour rentrer à Phnom Penh.
Je pars en vélo sur la piste de terre rouge en direction du lac, je m'arrête régulièrement, hypnotisée par le sourie d'un livreur de glace, intriguée par des galettes en train de sécher ou des poissons étalés sur des nattes en plein soleil. Je me retrouve invitée à partager des mangues par une mère de famille et ses trois garçons dans une "maison", une hutte, une paillotte, je ne sais pas trop comment la nommer, sur pilotis au dessus de cette petite rivière transformée en décharge. Elle partage avec une inconnue ses mangues, me fait rentrer chez elle, nous passons un moment toutes les deux avant que des curieux viennent nous rejoindre et essayer d'échanger quelques mots d'anglais avec moi. Mon hôte n'en parle pas un mot mais nous arrivons à nous comprendre un peu avec les gestes, les yeux mais aussi la salvatrice application de l'iPhone avec les phrases essentielles.
Ici le plastique n'est pas recyclé et enlaidit tout, les arbres au bord de l'eau en sont recouverts, chaque bonbon, biscuit à un emballage individuel qui vient grossir les tas disséminés partout dans la campagne.
La chaleur accablante me fait rebrousser chemin ainsi que la selle de mon vélo qui se tord de plus en plus même si je réussi tous les kilomètres à trouver quelqu'un pour me la réparer.
Le miracle du voyage se produit encore alors que mon moral n'est pas très haut, je rencontre à la piscine du Golden Banana une française et un espagnol qui me proposent de me joindre à eux pour le déjeuner puis le dîner et je décide de rester un peu plus ici pour passer du temps avec eux.
vendredi 30 mars 2012
Impressions du Tonle Sap
Le retour à Phnom Penh se fera en bateau à travers les eaux verdâtres du Tonlé Sap, en partie sur le toit bombé du bateau. De l'intérieur semi climatisé de ce speed boat hors d'age, on ne voit rien!
Nous croisons des dizaines de barques de pêcheurs, la plupart sans moteur avec parfois une seule personne à bord, souvent une femme, ou même un enfant ramant debout à la façon des gondoliers vénitiens.
Le long de la berge vivent des centaines de famille avec juste une barque creusée dans un tronc d'arbre et une hutte minuscule en chaume. Aucune trace d'électricité ni d'eau courante, ni de rien dailleurs.
Leur seule richesse est cette barque qui leur permet de pêcher, le Tonlé Sap est la plus grosse réserve de poissons d'eau douce du monde et malgré cette misère si palpable tous nous font des signes, nous sourient alors que nous sommes sur ce bateau rapide qui manque de les faire chavirer à chaque instant avec les vagues de son sillage...
Comment font ils pour garder ce sourire avec ce qu'ils ont vécu ici et leur condition de vie?
À part peut être à Bali, je n'ai jamais croisé un peuple aussi souriant. Certains serveurs dans les hôtels semblent parfois fermés et puis on apprend qu'ils ont été formés à l'hôtellerie par une ONG qui récupère les enfants des rues qui trient les ordures dans les décharges et tout s'explique.
Avant l'arrivée à Phnom Penh, plus de huttes mais des kilomètres de bidonvilles en tôle ondulée, suspendus miraculeusement par des pilotis sur la berge.
Et puis on arrive à l'embarcadère, c'est la grande ville...le contraste.
Le restaurant du quai, le Titanic avec ses grands fauteuils blancs pourrait être à Paris ou à New York même si le buffle d'eau remplace la limousine.
Nous croisons des dizaines de barques de pêcheurs, la plupart sans moteur avec parfois une seule personne à bord, souvent une femme, ou même un enfant ramant debout à la façon des gondoliers vénitiens.
Le long de la berge vivent des centaines de famille avec juste une barque creusée dans un tronc d'arbre et une hutte minuscule en chaume. Aucune trace d'électricité ni d'eau courante, ni de rien dailleurs.
Leur seule richesse est cette barque qui leur permet de pêcher, le Tonlé Sap est la plus grosse réserve de poissons d'eau douce du monde et malgré cette misère si palpable tous nous font des signes, nous sourient alors que nous sommes sur ce bateau rapide qui manque de les faire chavirer à chaque instant avec les vagues de son sillage...
Comment font ils pour garder ce sourire avec ce qu'ils ont vécu ici et leur condition de vie?
À part peut être à Bali, je n'ai jamais croisé un peuple aussi souriant. Certains serveurs dans les hôtels semblent parfois fermés et puis on apprend qu'ils ont été formés à l'hôtellerie par une ONG qui récupère les enfants des rues qui trient les ordures dans les décharges et tout s'explique.
Avant l'arrivée à Phnom Penh, plus de huttes mais des kilomètres de bidonvilles en tôle ondulée, suspendus miraculeusement par des pilotis sur la berge.
Et puis on arrive à l'embarcadère, c'est la grande ville...le contraste.
Le restaurant du quai, le Titanic avec ses grands fauteuils blancs pourrait être à Paris ou à New York même si le buffle d'eau remplace la limousine.
mardi 27 mars 2012
Encore Angkor
Troisième étape à Siem Reap depuis le début de mon voyage mais quatrième en tout puisque j'y avais déjà passé cinq jours l'année dernière et j'adore.
La petite ville de Siem Reap dégage une atmosphère toute particulière malgré le nombre de touristes. Les groupes de chinois heureusement viennent très peu en ville, ils sont plutôt dans des hôtels chinois, dans des bus chinois et mangent de la nourriture chinoise. Le but de leur visite est avant tout de se faire photographier dans des positions étranges pour ne pas dire grotesque devant Angkor Wat autrement dit des qu'on s'éloigne des temples majeurs on est tranquille.
Il faut avouer que le mandarin n'est pas la langue la plus douce.
Le centre ville n'a pas bougé, des maisons de négoce d'un étage avec au rez de chaussée des restaurants de cuisine khmer, indienne, italienne ou française. Certains proposent même des choses étranges, pas de tarentule au menu ici mais des Happy herb pizza...
Sur la place au bout de pub street, des restaurants de BBQ s' installent à la tombée de la nuit et proposent des calmars, crevettes ou poulet grilles à des prix défiant toute concurrence.
Le plus chic a paré ses chaises en plastique de satin rose pâle, les serveurs sont en petite veste à col Mao mais nous sommes dans la rue et la soupe de nouille coûte 1$, le même prix que la bière.
Je retrouve le Golden Banana ou je commence à être connue comme le loup blanc après y avoir passé plus d'une semaine en février avec mes parents. Je suis accueille par un "Hello Bon", comme pour nous avec eux, les cambodgiens ont du mal à différencier nos prénoms et nos noms.
Je retrouve mes deux tuk de la dernière fois, avec Laurence nous choisissons de prendre le plus beau bien entendu pour nous promener dans les temples.
Après presque 12 jours cumulés dans les temples, j'en découvre encore de nouveaux et reste fascinée par ce gigantisme.
Cette fois ci, je ne vais pas couper au lever du soleil sur Angkor Wat, départ à 4h30 de l'hôtel sur les conseils de Mr Somnang, notre tuk tuk driver, à croire qu'il veut passer du temps avec nous car nous sommes sur place à 5h15 et le soleil ne se lèvera qu'à 6h09.
Je m'imagine dans les pas de Pierre Loti en 1903, dans les couloirs interminables, grouillants de serpents et de chauve souris, entre terreur et fascination.
Nous repartons dans l'après midi pour ce qui s'appelle ici le "Big tour", c'est à dire les temples plus éloignés, lc'dst à dire Preah Kan, Ta Som, Pre Rup and co, prête à tout pour une nouvelle balade en tuk tuk.
Le trajet du retour le long des douves d'Angkor Wat, dans les bois, cheveux aux vents, au coucher du soleil est grisant.
Pour couronner cette journée, nous nous offrons un foot massage bien mérité avant de nous écrouler lamentablement à 23h.
De nouveau seule
Laurence est repartie me laissant un peu cafardeuse, je décide de rester une journée de plus, pas le courage de faire 6 heures de bus pour rentrer à Phnom Penh.
Je pars en vélo sur la piste de terre rouge en direction du lac, je m'arrête régulièrement, hypnotisée par le sourie d'un livreur de glace, intriguée par des galettes en train de sécher ou des poissons étalés sur des nattes en plein soleil. Je me retrouve invitée à partager des mangues par une mère de famille et ses trois garçons dans une "maison", une hutte, une paillotte, je ne sais pas trop comment la nommer, sur pilotis au dessus de cette petite rivière transformée en décharge. Elle partage avec une inconnue ses mangues, me fait rentrer chez elle, nous passons un moment toutes les deux avant que des curieux viennent nous rejoindre et essayer d'échanger quelques mots d'anglais avec moi. Mon hôte n'en parle pas un mot mais nous arrivons à nous comprendre un peu avec les gestes, les yeux mais aussi la salvatrice application de l'iPhone avec les phrases essentielles.
Ici le plastique n'est pas recyclé et enlaidit tout, les arbres au bord de l'eau en sont recouverts, chaque bonbon, biscuit à un emballage individuel qui vient grossir les tas disséminés partout dans la campagne.
La chaleur accablante me fait rebrousser chemin ainsi que la selle de mon vélo qui se tord de plus en plus même si je réussi tous les kilomètres à trouver quelqu'un pour me la réparer.
Le miracle du voyage se produit encore alors que mon moral n'est pas très haut, je rencontre à la piscine du Golden Banana une française et un espagnol qui me proposent de me joindre à eux pour le déjeuner puis le dîner et je décide de rester un peu plus ici pour passer du temps avec eux.
La petite ville de Siem Reap dégage une atmosphère toute particulière malgré le nombre de touristes. Les groupes de chinois heureusement viennent très peu en ville, ils sont plutôt dans des hôtels chinois, dans des bus chinois et mangent de la nourriture chinoise. Le but de leur visite est avant tout de se faire photographier dans des positions étranges pour ne pas dire grotesque devant Angkor Wat autrement dit des qu'on s'éloigne des temples majeurs on est tranquille.
Il faut avouer que le mandarin n'est pas la langue la plus douce.
Le centre ville n'a pas bougé, des maisons de négoce d'un étage avec au rez de chaussée des restaurants de cuisine khmer, indienne, italienne ou française. Certains proposent même des choses étranges, pas de tarentule au menu ici mais des Happy herb pizza...
Sur la place au bout de pub street, des restaurants de BBQ s' installent à la tombée de la nuit et proposent des calmars, crevettes ou poulet grilles à des prix défiant toute concurrence.
Le plus chic a paré ses chaises en plastique de satin rose pâle, les serveurs sont en petite veste à col Mao mais nous sommes dans la rue et la soupe de nouille coûte 1$, le même prix que la bière.
Je retrouve le Golden Banana ou je commence à être connue comme le loup blanc après y avoir passé plus d'une semaine en février avec mes parents. Je suis accueille par un "Hello Bon", comme pour nous avec eux, les cambodgiens ont du mal à différencier nos prénoms et nos noms.
Je retrouve mes deux tuk de la dernière fois, avec Laurence nous choisissons de prendre le plus beau bien entendu pour nous promener dans les temples.
Après presque 12 jours cumulés dans les temples, j'en découvre encore de nouveaux et reste fascinée par ce gigantisme.
Cette fois ci, je ne vais pas couper au lever du soleil sur Angkor Wat, départ à 4h30 de l'hôtel sur les conseils de Mr Somnang, notre tuk tuk driver, à croire qu'il veut passer du temps avec nous car nous sommes sur place à 5h15 et le soleil ne se lèvera qu'à 6h09.
Je m'imagine dans les pas de Pierre Loti en 1903, dans les couloirs interminables, grouillants de serpents et de chauve souris, entre terreur et fascination.
Nous repartons dans l'après midi pour ce qui s'appelle ici le "Big tour", c'est à dire les temples plus éloignés, lc'dst à dire Preah Kan, Ta Som, Pre Rup and co, prête à tout pour une nouvelle balade en tuk tuk.
Le trajet du retour le long des douves d'Angkor Wat, dans les bois, cheveux aux vents, au coucher du soleil est grisant.
Pour couronner cette journée, nous nous offrons un foot massage bien mérité avant de nous écrouler lamentablement à 23h.
De nouveau seule
Laurence est repartie me laissant un peu cafardeuse, je décide de rester une journée de plus, pas le courage de faire 6 heures de bus pour rentrer à Phnom Penh.
Je pars en vélo sur la piste de terre rouge en direction du lac, je m'arrête régulièrement, hypnotisée par le sourie d'un livreur de glace, intriguée par des galettes en train de sécher ou des poissons étalés sur des nattes en plein soleil. Je me retrouve invitée à partager des mangues par une mère de famille et ses trois garçons dans une "maison", une hutte, une paillotte, je ne sais pas trop comment la nommer, sur pilotis au dessus de cette petite rivière transformée en décharge. Elle partage avec une inconnue ses mangues, me fait rentrer chez elle, nous passons un moment toutes les deux avant que des curieux viennent nous rejoindre et essayer d'échanger quelques mots d'anglais avec moi. Mon hôte n'en parle pas un mot mais nous arrivons à nous comprendre un peu avec les gestes, les yeux mais aussi la salvatrice application de l'iPhone avec les phrases essentielles.
Ici le plastique n'est pas recyclé et enlaidit tout, les arbres au bord de l'eau en sont recouverts, chaque bonbon, biscuit à un emballage individuel qui vient grossir les tas disséminés partout dans la campagne.
La chaleur accablante me fait rebrousser chemin ainsi que la selle de mon vélo qui se tord de plus en plus même si je réussi tous les kilomètres à trouver quelqu'un pour me la réparer.
Le miracle du voyage se produit encore alors que mon moral n'est pas très haut, je rencontre à la piscine du Golden Banana une française et un espagnol qui me proposent de me joindre à eux pour le déjeuner puis le dîner et je décide de rester un peu plus ici pour passer du temps avec eux.
dimanche 25 mars 2012
Blonde et blonde inside à la plage
Arrivée à Phu Quoc au Thanh Kieu hotel sur long beach.
Eau turquoise, sable blanc, 55 degrés dans la chambre, pas de clim ni de moustiquaire aux fenêtres et charpente à trou pour mieux faire rentrer les moustiques et le tout pour 55$, prix exorbitant pour le Vietnam.
Dîner les pieds dans le sable, calamars grillés, avant d'aller plonger demain.
Bonne nouvelle le petit dej rattrape un peu la médiocrité générale de l'hôtel et avec deux ventilos on a quand même réussi à dormir comme des plombs.
Départ plongée avec Rainbow divers, à croire que l'amabilité des vietnamiens déteint sur les touristes, personne ne s'adressera la parole de la journée même les couples entre eux. Il faut dire que ce ne sont pas les merveilleux fonds marins qui suscitent de grands commentaires.
Heureusement que l'apparition de la sperm Wales (authentique) a mis un peu d'ambiance à bord.
Nous avons bien mérité notre massage sur la plage avec nos masseuses en pull en laine, chaussettes, casque de moto ou chapeau conique qui s'affairent à plusieurs sur nos corps courbaturés de ces plongées épuisantes : 2 fois une heure à cinq mètre de fond... On a pas risqué l'accident de décompression.
Obligées de déménager, nous décidons tant qu'à faire d'aller explorer un autre coin de l'île et de nous installer pour une nuit ou deux au Bo Resort recommandé par un ami de Phnom Penh et encensé par Trip advisor et le Lonely Planet, jamais loin pour les mauvais coups.
Après un trajet prohibitif en taxi âprement négocié avec un vietnamien arnaqueur, nous arrivons sous une petite pluie tropicale dans notre bungalow number one right in the jungle!
Plus exactement une cahute améliorée sur pilotis avec toit de chaume, planches grossièrement juxtaposées, avec 50 cm de jour entre le toit et le mur histoire de laisser l'espace à tous nos amis de la jungle pour nous rendre visite cette nuit.
Heureusement ou pas, la plage est déserte, c'est le seul hôtel sur cette baie, quelques familles, un couple d'un certain âge qui joue au Scrabble comme à la maison, bref un paradis pour Indiana Jones et honeymooners, bref pas pour nous.
Nos appréhensions concernant les bestioles se concrétisent rapidement, d'abord un ignoble lombric dans la douche, sans eau chaude puis une bête non identifiée me tombe dans le cou puis dans la chemise en sortant diner, à peine la porte franchie.
Quelques piqûres plus tard, le personnel confirme que ce n'est qu'une abeille locale, ouf.
Nous sortons donc toutes les deux foulard sur la tête au cas où, la nuit s'annonce bien!
Dîner aux chandelles les pieds dans le sable, double vodka pour être sûre de dormir, il nous faut au moins ça avec ce qui nous attend dans la jungle de Phu Quoc.
Le retour dans notre nid à moustiques se fait à la torche iPhone. Après un gros scarabée tombé du toit dans mon cou (encore une fois) pendant que je me lave les dents, et un examen minutieux des dessous de lit et recoins, nous nous faufilons sous la moustiquaire en bordant minutieusement chaque centimètre.
Et c'est parti pour une "bonne" nuit de sommeil dans les sons et les craquements de la jungle.
Une ignoble limace grise à mille pâtes rouges au réveil dans la douche aura raison de notre séjour à Phu Quoc, nous quittons les lieux sur le champ pour rentrer à Phnom Penh par le chemin des écoliers, en bateau.
Nous trouvons un super deal, 25 dollars tout compris jusque Phnom Penh. C'était sans compter sur la roublardise légendaire des Vietnamiens: il faut payer le taxi jusqu'en centre ville en sus ( c'est ce qui s'appelle le free pick up à l'hotel) et le trajet direct depuis le port en bus devient 10 kms en moto sous le cagnard et dans la poussière (Laurence devient jaune) et, après 30 minutes d'attente, nous nous installons dans une voiture privée. Quelques kilomètres plus loin, le chauffeur propose de charger 2 jeunes hommes à la place du mort. Nous en prenons un sur la banquette arrière qui a si peur de me toucher qu'il se tient sur une fesse et s'accroche à la ceinture pendant les 3 heures du trajet très pittoresque et bucolique dans la partie cambodgienne du delta du Mékong.
Eau turquoise, sable blanc, 55 degrés dans la chambre, pas de clim ni de moustiquaire aux fenêtres et charpente à trou pour mieux faire rentrer les moustiques et le tout pour 55$, prix exorbitant pour le Vietnam.
Dîner les pieds dans le sable, calamars grillés, avant d'aller plonger demain.
Bonne nouvelle le petit dej rattrape un peu la médiocrité générale de l'hôtel et avec deux ventilos on a quand même réussi à dormir comme des plombs.
Départ plongée avec Rainbow divers, à croire que l'amabilité des vietnamiens déteint sur les touristes, personne ne s'adressera la parole de la journée même les couples entre eux. Il faut dire que ce ne sont pas les merveilleux fonds marins qui suscitent de grands commentaires.
Heureusement que l'apparition de la sperm Wales (authentique) a mis un peu d'ambiance à bord.
Nous avons bien mérité notre massage sur la plage avec nos masseuses en pull en laine, chaussettes, casque de moto ou chapeau conique qui s'affairent à plusieurs sur nos corps courbaturés de ces plongées épuisantes : 2 fois une heure à cinq mètre de fond... On a pas risqué l'accident de décompression.
Obligées de déménager, nous décidons tant qu'à faire d'aller explorer un autre coin de l'île et de nous installer pour une nuit ou deux au Bo Resort recommandé par un ami de Phnom Penh et encensé par Trip advisor et le Lonely Planet, jamais loin pour les mauvais coups.
Après un trajet prohibitif en taxi âprement négocié avec un vietnamien arnaqueur, nous arrivons sous une petite pluie tropicale dans notre bungalow number one right in the jungle!
Plus exactement une cahute améliorée sur pilotis avec toit de chaume, planches grossièrement juxtaposées, avec 50 cm de jour entre le toit et le mur histoire de laisser l'espace à tous nos amis de la jungle pour nous rendre visite cette nuit.
Heureusement ou pas, la plage est déserte, c'est le seul hôtel sur cette baie, quelques familles, un couple d'un certain âge qui joue au Scrabble comme à la maison, bref un paradis pour Indiana Jones et honeymooners, bref pas pour nous.
Nos appréhensions concernant les bestioles se concrétisent rapidement, d'abord un ignoble lombric dans la douche, sans eau chaude puis une bête non identifiée me tombe dans le cou puis dans la chemise en sortant diner, à peine la porte franchie.
Quelques piqûres plus tard, le personnel confirme que ce n'est qu'une abeille locale, ouf.
Nous sortons donc toutes les deux foulard sur la tête au cas où, la nuit s'annonce bien!
Dîner aux chandelles les pieds dans le sable, double vodka pour être sûre de dormir, il nous faut au moins ça avec ce qui nous attend dans la jungle de Phu Quoc.
Le retour dans notre nid à moustiques se fait à la torche iPhone. Après un gros scarabée tombé du toit dans mon cou (encore une fois) pendant que je me lave les dents, et un examen minutieux des dessous de lit et recoins, nous nous faufilons sous la moustiquaire en bordant minutieusement chaque centimètre.
Et c'est parti pour une "bonne" nuit de sommeil dans les sons et les craquements de la jungle.
Une ignoble limace grise à mille pâtes rouges au réveil dans la douche aura raison de notre séjour à Phu Quoc, nous quittons les lieux sur le champ pour rentrer à Phnom Penh par le chemin des écoliers, en bateau.
Nous trouvons un super deal, 25 dollars tout compris jusque Phnom Penh. C'était sans compter sur la roublardise légendaire des Vietnamiens: il faut payer le taxi jusqu'en centre ville en sus ( c'est ce qui s'appelle le free pick up à l'hotel) et le trajet direct depuis le port en bus devient 10 kms en moto sous le cagnard et dans la poussière (Laurence devient jaune) et, après 30 minutes d'attente, nous nous installons dans une voiture privée. Quelques kilomètres plus loin, le chauffeur propose de charger 2 jeunes hommes à la place du mort. Nous en prenons un sur la banquette arrière qui a si peur de me toucher qu'il se tient sur une fesse et s'accroche à la ceinture pendant les 3 heures du trajet très pittoresque et bucolique dans la partie cambodgienne du delta du Mékong.
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