De nouveau seule
Laurence est repartie me laissant un peu cafardeuse, je décide de rester une journée de plus, pas le courage de faire 6 heures de bus pour rentrer à Phnom Penh.
Je pars en vélo sur la piste de terre rouge en direction du lac, je m'arrête régulièrement, hypnotisée par le sourie d'un livreur de glace, intriguée par des galettes en train de sécher ou des poissons étalés sur des nattes en plein soleil. Je me retrouve invitée à partager des mangues par une mère de famille et ses trois garçons dans une "maison", une hutte, une paillotte, je ne sais pas trop comment la nommer, sur pilotis au dessus de cette petite rivière transformée en décharge. Elle partage avec une inconnue ses mangues, me fait rentrer chez elle, nous passons un moment toutes les deux avant que des curieux viennent nous rejoindre et essayer d'échanger quelques mots d'anglais avec moi. Mon hôte n'en parle pas un mot mais nous arrivons à nous comprendre un peu avec les gestes, les yeux mais aussi la salvatrice application de l'iPhone avec les phrases essentielles.
Ici le plastique n'est pas recyclé et enlaidit tout, les arbres au bord de l'eau en sont recouverts, chaque bonbon, biscuit à un emballage individuel qui vient grossir les tas disséminés partout dans la campagne.
La chaleur accablante me fait rebrousser chemin ainsi que la selle de mon vélo qui se tord de plus en plus même si je réussi tous les kilomètres à trouver quelqu'un pour me la réparer.
Le miracle du voyage se produit encore alors que mon moral n'est pas très haut, je rencontre à la piscine du Golden Banana une française et un espagnol qui me proposent de me joindre à eux pour le déjeuner puis le dîner et je décide de rester un peu plus ici pour passer du temps avec eux.



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