mercredi 8 février 2012

Chronique de Birmanie : ils sont fous ces bouddhistes!

Dans ce pays classé dans les cinq plus pauvres du monde, on aperçoit dans tout le pays, dans chaque village, des pagodes dorées, en construction ou parfaitement restaurées. Une vraie ferveur envahit le pays, il y a des monastères dans presque tous les villages, chaque birman, filles et garçons, doit y faire au moins deux passages dans sa vie, c'est à dire se raser la tête, porter l'habit pourpre, mendier sa nourriture et prier de nombreuses heures.
Une partie importante de leur revenu est allouée à des donations.

Un bouddha couché de 170 m est en cours de construction près de Moulmein, dans le sud, un des plus grands du monde, il est couché sur deux montagnes.
J'ai commencé la visite par l'intérieur de la main, juste hallucinant d'enormité et de kitsch aussi. Ces cils font un mètre et ne parlons pas de ses oreilles.

Autre ciriosité, l'ascension du Golden Rock, des centaines de pèlerins se précipitent, se battent presque dés 6 heures du matin pour essayer de grimper dans la benne surchargée de trucks qui les emmèneront en pèlerinage jusqu'au fameux Golden Rock. J'ai failli renoncer de peur de me faire écraser par cette foule, ce n'est pas la Mecque mais quand même un peu angoissant de se retrouver serrée à 50 dans la benne d'un camion, à fond dans des routes de montagne, surtout à la descente.
Mais bon, c'était une expérience dont les futurs visiteurs du pays peuvent largement se passer.

Pour arriver au somment, les étrangers sont descendus des trucks avant le sommet, ça fait plaisir, 45 minutes de montée bien raide qu'on peut choisir de faire en chaise à porteurs.
Au sommet, une immense plateforme, sur laquelle sont installées des familles qui ont passé la nuit là pour ne pas manquer la prière au lever du soleil.

J'ai envisagé-pas longtemps- de passer une semaine dans un centre de méditation dans la campagne, j'ai vite été calmée quand j'ai réalisé qu'il fallait se lever à 3h30 du matin et ne plus manger après 12h30, pour se concentrer sur sa respiration jusqu'à 23h30.... Sûrement très bien mais j'i senti que je n'étais pas du tout prête, je m'ennuyais déjà et encore plus quand j'i vu un long serpent blanc près de la porte se sortie, un signe u'il ne fallait ps y aller sûrement!
Un jour peut être?

dimanche 5 février 2012

Chroniques de Birmanie: Yangon aka Rangoon

Pour l'instant la ville à encore gardé son charme très particulier, beaucoup d'indiens qui donnent à certains quartiers de la ville des airs de Calcutta avec ses vendeurs de samoussas, et aussi ... l'omniprésence des crachats rouges de bétel sans parler du bruit associé à ces crachats très reconnaissable... et charmant!
La vie nocturne n'est pas trépidante, quoique je me suis retrouvée au premier rang d'une sorte de radio crochet, dont la scène était installée sur les plateformes de deux camions garés côte à côte, avec en guest star des travestis dansant sur des musiques Bollywood, plutôt surprenant surtout dans le quartier musulman.
À part cela, deux, trois bars excentrés pour expats et fils de généraux, on est loin de Castel!

La cuisine locale s'est très nettement améliorée depuis 2005 même si globalement elle n'est pas terrible car tout baigne dans l'huile, au menu notamment noodle with oil, soup with oil taste, queue et oreilles de cochon, abbats en tout genre, heureusement que les indiens sauvent la situation avec leur byriani à tout les coins de rue.

Les milliers de taxi dont les compteurs affichent fréquemment les 600 000 km et de bus hors d'âge, ,certains datant même des années 40, dégagent une fumée noire qui associée aux centaines de BBQ au charbon des échoppes de rue peut parfois rendre la ville irrespirable en fin de journée. Et heureusement, les motos sont interdites dans la ville, car ces pétrolettes à moteur deux temps ont rendu certaines villes asphyxiantes comme Saigon.

Ces quelques points noirs n'empêchent pas la ville d'être si séduisante et attirante.

L'ineptie locale est la conduite à droite mais le volant à droite, décision d'un général un matin qui voulait contredire le système anglais sans doute mais l'importation des voitures japonaise d'occasion a continué avec le volant à droite, extrêmement dangereux pour doubler évidement.

Après une certaine déception liée aux prix mirifiques des biens à louer et à vendre, j'ai décidé de partir trois jours sur une plage pour sortir de la pollution de Rangoon et surtout aller explorer la côte.

mercredi 1 février 2012

Merci Kate et Chad

Heureusement les guesthouses miteuses m'ont été épargnées pendant presque une semaine. Un jeune couple d'américains rencontrés à l'ambassade de Birmanie à Bangkok m'ont invitée à loger dans leur condo. Le condo birman n'a rien a voir à ce qu'on entend par ce terme, hormis la piscine (sans aucun transat autour), les sifflements du train d'un côté, les sirènes tonitruantes des barges sur le fleuve de l'autre sans oublier l'odeur du fleuve qui charrie toutes les ordures de la ville.
Une vue sur le fleuve qui pourrait être incroyable si ce n'est les vitres fumées et le grillage des fenêtres aussi grandes qu'un vasistas et ce dans un appartement de 100m2.
Mais une vraie maison, de l'eau chaude, des petits plats préparés et du vin français.
Quel français m'aurait accueilli si gentiment sans me connaître ???

Ici pas de touristes, surtout des voyageurs au long cours anglais, allemands, américains ... de tous horizons, de tous âgés, avec chacun une histoire intéressante.
Des gens que je recroiserais ou pas dans un autre pays, qu'importe, quelle richesse chaque jour.

Rangoon : looking for a business place

Vu la médiocrité des hébergements ici, il est évident qu'une guesthouse gérée par un européen marcherait immédiatement.
En bref, dans la plupart des chambres pas de fenêtre, ni d'eau chaude il paraît que c'est mauvais pour la santé , toujours une vieille odeur de naphtaline, des couvertures en acrylique hors d'âge modèle unique à grosses fleurs dans tout le pays quand ce ne sont pas de vieilles serviettes de bain cousues ensemble, néon partout, chaises en plastique vert lagon, modèle unique aussi.
Apparemment pas un seul archi dans ce pays depuis le départ des anglais, aucun savoir faire dans la construction, ce qui est officiellement neuf à l'air d'avoir 10 ans alors ce qui a dix ans à l'air dans avoir 100, seul ce qui a vraiment 100 ans tient vraiment debout. Les horreurs de style chinois qu'on m'a fait visiter n'avaient pas de fenêtre dans les chambres, sans parler d'immeubles neufs avec des hauteurs sous plafond inférieures à 1,90m, certes les birmans ne sont pas tous très grands mais quand même.
Seules deux maisons ont attiré mon attention, une à louer, le propriétaire n'a finalement pas voulu rencontrer des étrangers pour la louer et l'autre a 4M$US...
Les prix sont ceux de NY alors qu'il n'y a aucune infrastructure.
Il y a eu jusqu'à 7 personnes à se joindre à la visite, 7 personnes qui espèrent passer à la caisse en cas de transaction. Le pays est totalement corrompu comme je m'y attendais mais à ce point! Tout le monde espère prendre une commission sur le dos de ceux qui travaillent et ce à tous les niveaux.
Trop tôt ou trop tard???
Il faut garder l'oeil ouvert, c'est le futur spot d'Asie.
Sans parler des kilomètres de plages vierges, avec des sites de plongée inexplorés, des vagues pour le surf, du vent pour le kite, des poissons délicieux pour le BBQ...et des birmans adorables encore contents de voir des étrangers.

lundi 30 janvier 2012

La maison de mes rêves à Rangoon

Yangon, first impression

Ici les choses ne semblent pas avoir vraiment changées, en tout cas pour la population mais pour le gouvernement oui. L'argent recolté avec le gaz se voit partout, les uniformes et les véhicules des militaires sont neufs, les ministères et autres bâtiments militaires rutilants de nouvelles autoroutes ont vu le jour et surtout les prix ont triplé.
À part ça, les immeubles sont un peu plus en ruine, quelques abjections chinoises ont malheureusement remplacé de magnifiques bâtisses coloniales, les trottoirs sont toujours aussi défoncés, je suis tombée iodans un trou de 70 cm de profondeur au milieu du trottoir d'une grande avenue alors que je regardais mon guide. Miraculeusement rien de cassé, genoux et coudes bien egratignés mais c'est tout. Quelle chance, ce n'était pas un égout à ciel ouvert.
La tong officielle s'est parfois enrichie de paillettes, les cinémas passent des films américains, les guesthouses sont très chères et vraiment pas accueillantes. La plupart offre des chambres sans fenêtre...ça fait rêver...

Retour au monde moderne: Bangkok après presque 3 semaines en Birmanie

Plein de choses à raconter sur ces trois semaines mais pour l'instant un peu de shopping à Bangkok... On ne se refait pas! avant de repartir à Phnom Penh en bus donc des heures devant moi pour tout vous raconter.